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Martine Gérard dénonce la supercherie de M. Gramblat

Votre venue à Bordeaux dimanche 16 octobre était l’occasion de vous rencontrer et de faire connaissance même s’il est vrai que nous n’étions pas nombreux. J’aurais pu en rester là mais ce que j’ai entendu m’oblige à vous écrire publiquement. En effet, lorsqu’un président de club vous a demandé comment, vu votre âge, vous alliez concilier avenir professionnel et mandat fédéral vous avez répondu vouloir tout mettre en place rapidement et céder ensuite votre place à une femme, Amélie Castera comme 1ère femme présidente de la FFT. Et dans l’intervalle, vous conserveriez votre activité d’avocat. Autrement dit, non seulement vous seriez un président éphémère mais en plus intermittent avec des conflits d’intérêts potentiels.

Et pour compléter le tout, vous désignez avant même d’être élu la personne qui vous succèdera. Mais Monsieur Gramblat, ça ne marche pas comme ça chez nous. Pour présider la Fédération, il faut une équipe, un projet et surtout être élu et non désigné ou mis sur orbite par son prédécesseur.

C’est donc la supercherie que je dénonce publiquement : « je demande à des dirigeants de clubs de se présenter contre les élus qui font le boulot au quotidien uniquement pour m’élire Président mais par intermittence et pour pas longtemps car j’ai quand même une carrière d’avocat à construire ». Et en plus, vous avez le toupet de nous le dire, comme ça. Au nom de la jeunesse on peut en dire des bêtises mais là c’est le pompon ! Vous allez essayer de faire battre des élus dévoués par des candidats de circonstances juste pour vous servir.

Monsieur Gramblat, j’ai presque 40 ans de vie associative derrière moi. Il faut donner pour pouvoir recevoir la confiance des clubs.  La réalité du tennis français n’est pas celle du Tennis Club de Paris et la FFT n’est pas un club. Par votre attitude désinvolte vous mettez en danger notre modèle associatif. Avec l’engagement quotidien et désintéressé des hommes et des femmes bénévoles au service du tennis, nous ne laisserons pas notre modèle associatif être ainsi remis en cause pour des ambitions individuelles qui apparaissent désormais au grand jour.

On ne préside pas la FFT par intermittence en préservant ses conflits d’intérêt. On ne désigne pas son successeur, sans équipe, sans projet et surtout sans élection.

Notre rencontre aura au moins eu le mérite de révéler vos intentions au grand jour et mesurer pleinement les menaces que vous faites peser sur notre modèle associatif. Ces menaces, nous allons les combattre.

Martine Gérard, Présidente de la Ligue de Guyenne