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Mon Cher Arnaud, sans vouloir te faire peur, il faut que tu ouvres les yeux sur ce qui s’est réellement passé

Mon cher Arnaud,

J’ai bien lu ton interview dans L’Equipe ce matin, où je trouve que tu m’attaques un peu fort sur ma « propension à déformer la vérité » et où on laisse à croire que je serais le « commanditaire de ton éviction ». J’imagine à quel point tu as souffert de la décision prise l’été dernier, et surtout de la méthode employée. Mais laisse-moi s’il te plaît te dire ce qui s’est réellement passé.

Sache que tout a été orchestré au début du mois d’août dans le dos des élus et surtout celui du Président, qui avait pourtant bien fait part à la DG de la même envie de réunion. Tout a donc été orchestré par Gilbert Ysern, auquel J.P. Dartevelle avait donné son accord à l’unique condition que ni le Président ni moi-même n’en soyons informés. Il me le révéla plus tard avant de nous livrer le 27 août le fruit de ses réflexions estivales : « Il faut donc apporter du changement, et pas seulement de façon cosmétique ou superficielle : il faut un vrai changement en profondeur. »

C’est une conclusion que je partageais, c’est vrai. Yannick Noah était le premier sur sa liste pour te succéder. Ce n’est pas moi qui l’ai appelé pour réclamer son retour, mais un membre du staff, comme il l’a dit lui-même aux élus en Guadeloupe. Et Yannick n’était pas le choix de JP Dartevelle, qui lui préférait Arnaud di Pasquale ! Et qui s’est dégonflé quand je lui ai dit : « Chiche, propose-le au bureau fédéral. » La suite, tu la connais, tu l’as décrite. Tu le sais mieux que quiconque : le haut niveau est hélas impitoyable.

Tout ça, c’est la fédé dont on ne veut plus. Le copinage, les salariés qui décident avec la complicité d’un élu au détriment des autres élus. La fédé n’appartient à personne, elle se dirige par des élus qui décident en toute connaissance de cause. Et les élus, eux, se parlent. C’est leur force. Parmi ceux qui m’entoure, personne ne me craint. Bien au contraire. Ils le diront et il faut aussi les entendre. Cette Fédé ne sera plus dirigée par un homme seul. Je suis le chef d’une équipe qui veut, comme toi, faire gagner la France. Et oui, il faut un changement profond en commençant par intégrer les clubs et les familles aux parcours d’exception que nous accompagnerons. Pour tout le reste, et le fonctionnement de la DTN, je persiste et signe.

Bernard Giudicelli

PS : le budget de la DTN est  bien de 15 M€ mais les dépenses des ligues consacrées au sportif que pilote la DTN sont de 20M€ dans les comptes consolidés des ligues. Ce qui signifie bien que notre Fédération dépense chaque année 35 M€ pour de bien maigres résultats notamment chez les Messieurs. Quant aux résultats des filles, soyons modestes…

 

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