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La légende du coupeur de tête ou l’histoire d’une manipulation bien orchestrée… Episode 1

(photo : Le Board de l’ITF élu le 25 septembre 2015 avec au centre le nouveau président David Haggerty et à sa gauche Bernard Giudicelli, Chairman du Comité de la Coupe Davis)

Episode 1 – L’affaire de l’ITF

Préambule

Bernard Giudicelli serait donc l’homme par qui tout arrive ?… Celui qui fait revenir Noah au détriment de Clément. Celui qui aurait viré Ysern comme un malpropre. Celui qui ferait peur aux salariés de la FFT. Celui qui aurait une liste noire d’employés indésirables.

Ces accusations ont connu leur apogée au cours du débat sur beIN où Jean-Pierre Dartevelle et Alexis Gramblat ont accordé leur discours pour attaquer Bernard sans répondre à la question posée : mais que se passe-t-il à la FFT pour en être arrivé là ?

Les caricatures ont la vie dure. Il y aurait donc d’un côté le méchant Bernard, autoritaire et coupeur de tête, et de l’autre le gentil Jean-Pierre, grand humaniste à l’écoute de tous, apôtre du travail en équipe et chantre du dialogue à tous les étages…

La réalité est bien différente. Comme promis, il est temps de dire la vérité. De comprendre pourquoi la majorité des dirigeants du tennis français ont décidé de s’engager derrière Bernard. Ce n’est pas par crainte de quoi que ce soit. C’est parce que nous ne sommes pas dupes de cette gigantesque mascarade.

France-Tennis va vous révéler ce qui s’est réellement passé. Et vous raconter une histoire : celle de l’homme qui voulait devenir président.

L’affaire de l’ITF

  • Cet épisode est la cause initiale qui scelle la rupture de confiance entre Bernard Giudicelli et Gilbert Ysern. A l’origine de cette rupture, on retrouve Jean-Pierre Dartevelle qui voyait la candidature de Bernard au Board de l’ITF comme dangereuse pour son ambition présidentielle. Celle-ci allait effectivement donner à Bernard une dimension internationale que pouvait difficilement avoir Jean-Pierre puisqu’il ne parle pas anglais[1].
  • Deux jours avant le Bureau fédéral consacré à ce sujet, Gilbert Ysern appelle Bernard et lui dit que Jean-Pierre Dartevelle lui a proposé d’être le candidat de la FFT à l’ITF à sa place. Bernard le conjure de refuser ce cadeau empoisonné, « un salarié ne peut pas représenter des élus », mais le directeur général insiste et indique « qu’il ne peut se soustraire à une proposition de ses dirigeants ». La ficelle est un peu grosse. Ainsi, lors du Bureau fédéral qui suit, le 27 mars 2015, sur la pression de Jean-Pierre Dartevelle, Jean Gachassin lit un texte où il propose la candidature de Gilbert Ysern aux prochaines élections du Board de l’ITF.
  • Le Bureau fédéral, choqué par ce précédent historique qui voudrait qu’un salarié prenne la place d’un élu au sein du Board de l’ITF, se déchire et c’est la fin du consensus qui avait permis jusque-là de conduire sereinement les affaires fédérales. Ce péché originel a montré que Jean-Pierre Dartevelle serait prêt à tout pour nourrir ses ambitions, y compris à sacrifier le statut des élus de notre fédération. La suite ne sera que la démonstration de cette ambition.
  • Quelques jours avant le comité de direction suivant, voyant que sa candidature est loin de faire l’unanimité, Gilbert Ysern renonce. Bernard lui ne renonce pas et propose au président qu’un vote ait lieu en comité de direction après que chacun ait présenté son projet pour l’ITF. Le président refuse craignant que le comité de direction soit coupé en 2.
  • Jean-Pierre Dartevelle tente alors une dernière manœuvre en demandant à Jean Gachassin de se représenter. Mais la manipulation a ses limites. Le président considère que « il n’aura plus les mains dans le cambouis » et se résout alors à demander au comité de direction de trancher.
  • Le 25 avril, Jean-Pierre Dartevelle jette l’éponge et Bernard est désigné par le Comité de direction comme candidat à l’ITF à l’unanimité. Oralement, Jean-Pierre s’évertue alors à discréditer la candidature de Bernard aux yeux des élus : « il n’est pas aimé, il ne sera pas élu, la France va prendre une veste etc… »
  • Résultat : Bernard est élu brillamment en septembre à Santiago du Chili en obtenant un des 3 meilleurs scores du vote. Ce qui lui permet ensuite d’accéder au prestigieux poste de Chairman de la Coupe Davis, une première pour un Français depuis la création de l’épreuve en 1900 !

Fin du 1er Episode. La manipulation de Jean-Pierre a échoué. Mais l’unité de nos instances dirigeantes ne sera plus jamais la même. Et ceci explique bien des épisodes à suivre… Dès demain !

[1] Jean-Pierre Dartevelle se déplace dans les réunions internationales avec une interprète personnelle aux frais de la FFT alors que Bernard Giudicelli y assiste seul grâce à sa maîtrise de l’anglais.

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