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La légende du coupeur de tête ou l’histoire d’une manipulation bien orchestrée… Episode 2

Episode 2 – La défaite en Coupe Davis au Queen’s et le diagnostic

  • On a vu dans l’épisode précédent comment Jean-Pierre Dartevelle a réussi à convaincre Gilbert Ysern d’être candidat à l’ITF contre Bernard. Heureusement, le sursaut des élus du Bureau fédéral a permis d’éviter le pire. Mais le mal était fait et Jean-Pierre comprit qu’il devrait faire face à un concurrent sérieux pour la course à la présidence. Le début des ennuis…
  • La défaite de l’Equipe de France au Queen’s contre les anglais va lui donner une autre occasion de démontrer son « habileté » politique.
  • Un peu hâtivement peut-être, avec la spontanéité positive qu’on lui connaît, Jean Gachassin annonce sa confiance renouvelée à Arnaud Clément. Mais il la conditionnera ensuite à une réunion avec lui. Jean en fait la demande insistante à la direction générale qui ne donnera jamais suite. Il ne verra jamais Arnaud Clément. Idem pour Arnaud Clément qui ne pourra jamais rencontrer le Président, malgré sa demande.  Ce qui suit va vous expliquer pourquoi et surtout comment.

Le début de l’affaire Clément

  • Au début du mois d’août 2015, une communication entre Gilbert Ysern, Jean-Pierre Dartevelle, Arnaud di Pasquale, Christophe Fagniez et Jérémy Botton s’organise pour évoquer l’avenir de l’Equipe de France. Gilbert consulte et appelle de nombreux joueurs et des membres du staff. Le sort d’Arnaud Clément semble scellé. On est le 13 août, au début du « diagnostic » avec une note rédigée par un seul homme et une pilule amère à faire avaler aux différents acteurs dont le principal, Arnaud Clément.
  • Jean Gachassin, de son côté, ignorant de tout ce qui se trame,  attend toujours tranquillement qu’on lui communique la date du RDV avec Arnaud Clément qui, lui, de son côté, relance le DTN à ce sujet. Ce rendez-vous ne se fera pas. Pourquoi ? Parce que Jean-Pierre Dartevelle ne le veut pas. Il ne veut pas que Jean soit mêlé à cette réflexion, pas plus que Bernard qui doit être aussi tenu à l’écart. Il ordonne donc au directeur général de n’informer aucun élu du comité de direction.

Le message ci-dessous prouve ce que nous avançons.

Nous le publions après que le Président Jean Gachassin nous l’ait transmis :

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Ce message se passe de commentaires. Nous ne commenterons donc pas les « Smileys » sarcastiques de Gilbert pas plus que la demande « avec insistance » de Jean-Pierre de mettre à l’écart du Président et des autres élus. C’est juste un peu surprenant de la part de celui qui nous donne tous les jours des leçons d’humanisme, de valeurs individuelles, de dialogue et surtout de… travail en équipe.

Les vraies victimes du marché du dupes

Ce qu’il faut retenir de cet épisode est simple. Gilbert Ysern a voulu s’occuper de tout (« mes analyses et mes réflexions »). Seul face à lui, Jean-Pierre a fini par céder à sa forte personnalité à condition de lui réserver exclusivement les infos afin qu’il se les approprie devant les autres élus. Il exclue donc le Président, Bernard et tous les autres élus de cette procédure.

N’est-ce pas Jean-Pierre qui a déclaré pendant le débat: « Jamais un directeur général ne m’imposera une décision !« …?

En fait, les vraies victimes de ce marché de dupes entre Gilbert et Jean-Pierre, ce sont Arnaud Clément et le Président, à qui on refuse une rencontre de peur qu’ils perturbent les conclusions du diagnostic mené par le seul Gilbert Ysern. C’est aussi Arnaud Di Pasquale, le DTN, à qui on dénie le droit statutaire de faire sa proposition aux élus et à qui on ôte toute responsabilité. C’est encore les élus du Bureau fédéral, à qui on dénie le droit statutaire d’avoir un avis et qu’on consulte finalement lors d’une réunion téléphonique surréaliste où le débat est impossible. C’est enfin et surtout la Fédération et l’équipe de France.

Les membres du Club France Coupe Davis ont adressé les mêmes reproches à Jean-Pierre lors de leur récente rencontre: pourquoi un seul homme, Gilbert Ysern en l’occurrence, a fait cet audit tout seul, sans le DTN et sans consulter des personnalités comme Guy Forget ou d’autres anciens joueurs ? La réponse, tout le monde la connaît désormais. Gilbert Ysern a voulu être le seul à parler aux joueurs, au staff et aux successeurs potentiels de Clément. Et Jean-Pierre lui a accordé ce droit en échange de l’exclusivité des infos.

Alors, qui manipule qui ?!

Nous verrons demain, preuves à l’appui, comment s’est décidé le départ d’Arnaud Clément et les échanges avec Yannick Noah. A suivre…

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